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crédit photo: Stéphane Bourgeois

O X Y M O R E S,  S Y S T È M E S  E T  D É M E S U R E ; un jardin sculptural, subversif et pastiche

présenté à la Galerie d'art du Cégep de Jonquière

 

​Détentrice d’un BAC en Art Visuels et Médiatiques de l’Université Laval et récemment diplômée du programme collégial de sculpture de la Maison des Métiers d’art de Québec, Alissa Bilodeau présente sa toute première exposition en formule « solo » qui rassemble des pistes, des ouvertures et l’aboutissement de ses recherches multidisciplinaires en procédés techniques. Cette présentation rassemble des productions réalisées dans le cadre d'un projet chapeauté par le programme de bourse : Première Ovation de la ville de Québec et a été réalisé dans les ateliers de la Maison des Métiers d’art de Québec grâce au programme : L’incubateur.

 

Arrimé aux concepts d’Habitat en Écologie et d’Habiter par Heidegger, son intention d’exposition, élaboré autour du travail de la fibre, se ramifie sous plusieurs dispositifs de présentation; sculptures, installations et photographies. Ses œuvres colorées découlent d’une fascination pour les végétaux envahissants qui, intrinsèquement, cherchent à proliférer; à se métamorphoser. Cet univers organique et étrange engendre un « écosystème », à mi-chemin entre la réalité et la fiction, où les formes semblent pousser et se décupler en façonnant doucement leur propre système, leur propre existence.

Étrange, baroque et ludique O X Y M O R E S,  S Y S T È M E S  E T  D É M E S U R E est une proposition sur la notion de structure mais porte également sur les dichotomies au niveau des formes et des contrastes entre les matières. L’exposition, réfléchie autour des thèmes du « sentier » et du « In situ », fait écho aux différents symposiums en nature auxquels l’artiste a participé. Engagée dans un contexte de revalorisation de l’artisanat et des métiers d’art, son projet témoigne de son rapport au geste méticuleux répétitif; de son obsession générée par les formes et les détails. Ces éléments, qui relatent également de son attrait pour la matérialité, relient son travail au sens du toucher, associant les notions de confort et d’intimité à sa production. Transcendées par l’accumulation, les pièces crochetées, élaborées et perçues comme des fragments, sous-entendent que l’ensemble est plus grand que la somme de ses parties.