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Originaire de Lambton, dans les Cantons-de-l ’Est, Alissa vit et travaille à Québec.

Après ses études au baccalauréat, attirée par le travail tridimensionnel et habitée par des questionnements techniques, elle décide de poursuivre sa formation artistique en sculpture à la Maison des métiers d’art de Québec. Son intérêt pour les pièces surdimensionnées et le façonnage du métal l’incite à orienter son travail vers l’art public. 

En juin 2021, elle installe sa première sculpture monumentale sur la promenade Redmond à Saint-Georges de Beauce dans le cadre du symposium Beauce Art : L’international de la Sculpture.

 

Guidée par l’Habitat en écologie et par le concept d’Habiter du philosophe allemand Martin Heidegger, Alissa élabore sa démarche autour de l’idée de l’écosystème où ses œuvres, élaborées et perçus comme les fragments d’un tout, engendrent un univers surréaliste et baroque. Fondamentalement liée à un contexte artisanal, elle se concentre spécifiquement au travail de la fibre et des métaux qui se ramifie sous plusieurs dispositifs de présentation : sculptures, installations textiles et photographies.

Ces expositions, réfléchies autour des thèmes du sentier, du foisonnement et de l’obsession du geste (le crochet), proposent une nature transformée, résiliente et exubérante. Les sculptures, animées par les tensions et les détournements, sont une ode à la nature; à son extravagance et ses ambivalences.

Ayant comme prémisse la notion de structure, Alissa joue avec les paradoxes entre les formes, les couleurs et les matières afin d’activer leur coexistence, ou inversement, d’amplifier leurs dissonances. Transcendées par l’accumulation, ses œuvres textiles biomorphiques nous racontent le vivant et découlent d’une fascination profonde pour les organismes envahissants, comme les algues, les coraux et les champignons, qui intrinsèquement, cherchent à proliférer et à se métamorphoser.

Avec une approche ludique, favorisant le jeu et les couleurs vives, Alissa tend vers une pratique qui encourage le métissage, la transposition des techniques et des procédés. De cette façon, elle confond, assemble et développe des corpus, en conjuguant les matériaux naturels et synthétiques, qui évoquent une mutation poétique de la flore provoquée par les actions humaines. Elle transforme cette impression de pullulement en une vision onirique d’un monde parallèle et équivoque.